mercredi 28 juin 2017

Maroc / Répression tous azimuts...

Maroc / Répression tous azimuts...

Al Hoceima Mon Amour
Hier c'était la fête
Et tu n'avais pas le cœur à festoyer
Tes enfants en prison
Et toi cernée de tous côtés

Al Hoceima Mon Amour
Ta jeunesse est sortie
Dans tes ruelles contester
Respirer le parfum de Liberté
Crier à gorge déployée
"Mourir plutôt que l'offense et l'humiliation"

Al Hoseima Mon Amour
Hier c'était Ifni Mon Amour
Hier c'était Laâyoun Mon Amour
Hier c'était Dakhla Mon Amour
Hier c'était Benimillal Mon Amour
Hier c'était Safi Mon grand Amour
Hier toujours hier
Et deuil sur deuil...

Et partout la tyrannie coule
Hier et aujourd'hui
Le sang coule et fait ses rigoles...
On tape
On écrase
On humilie
On tue
On torture
On emprisonne

Et partout je t'aime
Al Hoceima Mon Amour



TOUS MIGRANTS , fin de la marche Briançon Gap

Tous Migrants a partagé la publication de Laetitia Cuvelier.
8 h · 
Laetitia Cuvelier
8 h · 
BRAVO aux marcheurs, aux organisateurs, bravo pour cette initiative fraternelle et pacifiste. MERCI pour cette belle aventure qui n'est pas terminée.


Au Maroc, la monarchie manie la carotte et le bâton

Dimanche, le roi a sermonné ses ministres pour le retard pris dans le développement de la ville d'Al Hoceïma. Le lendemain, la manifestation des habitants de cette même ville a été réprimée par la poli

La fin du ramadan n’aura pas éteint les tensions à Al Hoceïma. Lundi, la manifestation du Hirak – le mouvement de contestation qui agite la ville depuis huit mois - prévue pour l’Aïd el-Fitr a été dispersée par les forces de sécurité à coups de matraque. La police marocaine avait bloqué les accès routiers de la cité côtière afin d’empêcher que les habitants des villages voisins du Rif ne viennent gonfler les rangs du rassemblement.
La principale revendication des protestataires est désormais la libération des militants arrêtés ces dernières semaines. Lundi après-midi, une partie des manifestants ont remonté l’avenue Mohammed V et le boulevard Hassan II, les deux artères principales d’Al Hoceïma, avant d’être chargés par les policiers.
«Ça a été un vrai désastre : ils frappaient les femmes et les enfants, et ces images-là [des vidéos circulent sur les réseaux sociaux, ndlr] vont leur causer de sérieux problèmes, les gens sont choqués, témoigne Nasser (1), membre du Hirak présent dans la rue ce lundi. J’ai vu des blessés. Je ne pouvais plus respirer ni rien voir tellement ils ont noyé la rue sous les lacrymogènes. Heureusement, un riverain m’a ouvert sa porte.»
D’après un avocat d’Al Hoceïma, «une centaine de personnes a été arrêtée» pendant les heurts de lundi. Une partie a été relâchée ce mardi matin, sans que les autorités ne communiquent de chiffres officiels. «Il y avait environ 3 000 à 5 000 manifestants dans les rues, en plusieurs groupes, estime-t-il. Ça risque maintenant de dégénérer à tout moment tant les citoyens continuent de sortir et tant les forces de l’ordre les empêchent de manifester.» Des militaires et des policiers venus de tout le royaume quadrillent Al Hoceïma depuis un mois pour étouffer le mouvement de protestation.

Le Maroc très mal classé sur l’indice de développement humain (Rapport)

Mohammed VI à l’heure du choix





Le 15 juin à Al-Hoceïma, des jeunes affrontant les forces de l’ordre. Croiser les bras, poings serrés, est devenu le geste pour réclamer la libération des manifestants. Photo Louis Witter pour Libération

Le souverain marocain ne s’est jamais exprimé sur la crise du Rif. Il pourrait choisir de gracier les révoltés et accéder aux demandes sociales, ou bien privilégier la répression

Le roi est-il nu, comme le suggère le journaliste espagnol Ignacio Cembrero, chroniqueur de la monarchie marocaine depuis plus de vingt ans ? Mohammed VI est désormais en première ligne dans la crise qui agite le Rif depuis huit mois, dont ni le gouvernement, ni les notables régionaux, ni les partis politiques n’ont la clé. Avant d’être arrêté, le leader de la contestation, Nasser Zefzafi, s’adressait d’ailleurs directement au souverain dans ses discours enflammés. Le simple fait qu’un chômeur de 39 ans, ancien réparateur de téléphone, habillé en survêtement, ose prendre à partie le monarque publiquement est en soi un geste subversif.
Un tel acte aurait sans doute été impensable avant le «20 Février», le nom que les Marocains ont donné à leur printemps de 2011. Le mouvement avait débouché sur une profonde réforme constitutionnelle… soigneusement maîtrisée par le «Makhzen» (l’administration royale). Les pouvoirs du monarque restent hyper étendus et Mohammed VI maintient son emprise sur de larges pans de l’économie. Mais le «20 Février» a libéré la parole : plusieurs mouvements sociaux ont éclaté ces dernières années. Le plus important étant celui d’Al-Hoceïma, dans une région longtemps oubliée.

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Le juge espagnol Ruz accuse le Maroc d'occupation illégale et de génocide contre le peuple du Sahara occidental.

d'après : http://globedia.com/juez-ruz-acusa-marruecos-genocidio-pueb…, 27.06.2016 

Disparitions, meurtres, tortures, déportations et bombardements au napalm et au phosphore font partie d'un plan des rois du Maroc , pour prendre le territoire du Sahara occidental, pour empêcher les Sahraouis de choisir leur avenir.
Le juge Pablo Ruz de l' Audiencia Nacional a accusé onze hauts fonctionnaires de la police militaire  marocaine  de crimes de génocide dans le Sahara, entre 1975 et 1992, et dans certains cas, en concurrence avec les crimes de détention illégale, torture, assassinats et  disparition forcée.
Pour parvenir à cette décision, le juge s'est basé sur les déclarations faites par 19 victimes directes qui permettent de « corroborer la véracité circonstancielle » des crimes allégués, vérifiés à plusieurs reprises par des « documents d'identité de l'époque ou des photographies de blessures subies par les victimes en raison de la torture ».
Ruz souligne « le fait fondamental est la découverte d'une fosse commune en février 2013 à Amgala (Sahara occidental), qu' un journaliste a appelé les fossés du Sahara ».
Huit corps ont été pleinement identifiés par l'ADN «et la documentation qu'ils avaient dans leurs vêtements (souvent le DNI espagnol) », après quoi certaines personnes ont affirmé qu'ils ont été témoins des meurtres (...).

mardi 27 juin 2017

Quand France 2, Yann Arthus Bertrand et Ali Baddou font disparaître le Sahara Occidental


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Crédits : Daniel Bobadilla / Flickr Creative Commons
 
Le 27 / 06 / 2017 Le 22 juin, France 2 a diffusé le documentaire « le Maroc vu du ciel », réalisé par Yann Arthus Bertrand et commenté par Ali Baddou. Ce commentaire présente le Sahara occidental comme une province marocaine, alors qu’il est reconnu par l’ONU comme un territoire non-autonome, occupé par le Maroc, constituant ainsi la dernière colonie d’Afrique. L’ACAT demande la publication d’un rectificatif par France 2, Yann Arthus Bertrand et Ali Baddou.

A plusieurs reprises, le documentaire fait apparaître une carte du Maroc qui présente d’un seul tenant un territoire allant du nord du Maroc au sud du Sahara occidental.  Or, le Maroc occupe illégalement le territoire en violation du droit international. En gommant le Sahara occidental de la carte, le documentaire nie l’existence du peuple sahraoui, qui lutte depuis plus de 40 ans pour son autodétermination.

« Cette perspective sur la géographie marocaine est loin d’être innocente » a déclaré Hélène Legeay, responsable Maghreb/Moyen-Orient à l’ACAT. « Nous demandons à France 2, Yann Arthus Bertrand et Ali Baddou de publier un rectificatif expliquant que le Sahara occidental est un territoire non autonome en attente d’autodétermination, et non pas une province marocaine. »

La Marche verte de 1975 est présentée comme « une grande marche pacifique (…) qui libéra ces territoires du sud de l’occupation espagnole », alors qu’elle marque pour les Sahraouis le début de la colonisation massive illégale de leur territoire. Aucune mention n’est faite de la condamnation de la Marche par le Conseil de sécurité des Nations unis.

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